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 Mots d’ordre du PST/POP pour les votations du 28 février :

samedi 23 janvier 2016

Mots d’ordre du PST/POP Le Comité central du Parti suisse du Travail / Parti ouvrier et populaire (PST/POP) a décidé les mots d’ordres suivant pour les votations du 28 février :

Non à l’initiative « Pour le couple et la famille – Non à la pénalisation du mariage »

L’initiative du PDC veut ancrer dans la constitution que seul le mariage entre un homme et une femme est possible. La Constitution serait modifiée ainsi : « Le mariage est l’union durable et réglementée par la loi d’un homme et d’une femme. Au point de vue fiscal, le mariage constitue une communauté économique. Il ne peut pas être pénalisé par rapport à d’autres modes de vie, notamment en matière d’impôts et d’assurances sociales. » Cette définition arriérée du mariage est en contradiction avec le programme électoral du PST/POP de 2015, dans lequel le droit au mariage pour tous les couples est exigé.
Des pertes fiscales annuelles de 1.9 milliards de francs au niveau de la Confédération et de 390 millions de francs au niveau cantonal s’ajouteraient avec l’acceptation de cette initiative. Aucun contre-projet n’est proposé par le Parlement. Le PST/POP rejette clairement cette initiative.

Non à l’initiative xénophobe « Pour le renvoi effectif des étrangers criminels (Initiative de mise en oeuvre) »

Le PST-POP avait déjà pris une position claire sur l’initiative de l’UDC « Pour le renvoi des étrangers criminels », acceptée en votation populaire par 53% des votant-e-s le 28 novembre 2010. L’initiative de soi-disant « mise en oeuvre » va encore plus loin, puisque qu’elle souhaite introduire dans la Constitution une liste de délits qui conduiraient automatiquement à une expulsion. De plus, une deuxième liste de délit serait inscrite dans la Constitution. Ces délits mèneraient automatiquement à une expulsion s’il y a « récidive » dans les 10 ans. Celle liste contient entre autre les lésions corporelles simples, la provocation publique au crime ou à la violence, violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires, dénonciation calomnieuse, faux témoignage, faux rapport ou encore d’autres infractions à la loi fédérale sur les étrangers.
Il est intéressant – mais pas surprenant – de constater qu’aucun délit en matière fiscale (évasion fiscale) ou d’argent sale n’est listée.
Si l’initiative était acceptée, voilà ce qui arriverait concrètement : si quelqu’un, né en Suisse mais sans passeport suisse est amendé pour conduite en état d’ivresse et qu’il est jugé pour menace contre un fonctionnaire dans les dix ans suivants, il sera automatiquement renvoyé dans le pays d’origine de ses parents ou de ses grands-parents.

Tout comme il y a 6 ans, le PST-POP répète que les causes de la criminalité ne sont pas à chercher dans des dispositions individuelles liées à la nationalité. En réalité, l’UDC multiplie les initiatives anti-étrangers dans le but très clair de focaliser les discussions politiques sur des problèmes secondaires : ainsi, tout le débat public se concentre sur les « méchants étrangers » plutôt que sur le démantèlement social ou la troisième réforme de l’imposition des entreprises. L’UDC aime mettre en avant le nombre proportionnellement important de délit commis par des étrangers. A cela, nous répondons que ce sont les origines socio-économiques et non nationales qui jouent un rôle : pauvreté et inégalité sont les conséquences de l’exploitation capitaliste, cela est valable pour tous, quelque soit la couleur du passeport.
Le PST appelle toute les forces progressistes à s’engager activement contre cette initiative de l’UDC !

Non à la modification de la loi fédérale sur le transit routier dans la région alpine (LTRA), NON à la construction d’un deuxième tunnel sous le Gothard

Au Parlement, le lobby du ciment et des automobilistes a trouvé la majorité nécessaire, parmi les partis bourgeois, pour adopter un projet de deuxième tunnel autoroutier à travers le Gothard. Cela malgré la Constitution de notre pays qui est très claire. En effet, l’article 84.3 sur le transit alpin dit expressément : « La capacité des routes de transit des régions alpines ne peut être augmentée. » Cet article a été introduit suite à une initiative qui a constitué une grande victoire de la gauche dans la lutte pour la protection de la nature alpine. Mais comme toujours, les bourgeois refusent de respecter la volonté du peuple.
Le Conseil fédéral se moque des citoyens en prétendant ne pas augmenter la capacité de trafic avec un deuxième tunnel. Sur ce point, personne n’est dupe.
Le PST-POP s’oppose au deuxième tunnel pour les raisons suivantes :
1. L’augmentation certaine du trafic va aggraver la pollution des Alpes ;
2. L’augmentation certaine du trafic va paralyser le trafic au sud du Tessin, où les capacités du réseau sont déjà à la limite ;
3. En 2017, nous allons avoir une bien meilleure alternative pour traverser les Alpes : la liaison ferroviaire Alptransit qui va réduire le temps de voyage et garantir une meilleure sécurité ;
4. La construction d’un deuxième tunnel va coûter cher aux contribuables, en plombant les caisses de la Confédération. Encore une fois, les bourgeois et le patronat savent trouver des fonds pour ce type d’investissement, mais jamais pour les droits sociaux de la population ;
5. On ne construit pas un deuxième tunnel parce qu’on doit réparer le vieux. C’est absurde. La réparation pourra se faire après l’ouverture d’Alptransit, sans isoler le Tessin.

Oui à l’initiative « Pas de spéculation sur les denrées alimentaires »
Ce texte de la jeunesse socialiste demande que « la Confédération légifère sur la lutte contre la spéculation sur les matières premières agricoles et les denrées alimentaires ». Selon l’initiative, les principes suivants, entre autre, doivent être pris en compte : « les banques, les négociants en valeurs mobilières, les assurances privées, les fonds de placements collectifs de capitaux et les personnes en leur sein chargées de la direction des affaires et de la gestion de fortune, les institutions d’assurances sociales, les autres investisseurs institutionnels et les gestionnaires de fortune indépendants ayant leur siège ou une succursale en Suisse ne peuvent investir ni pour eux-mêmes ni pour leur clientèle et ni directement ou indirectement dans des instruments financiers se rapportant à des matières premières agricoles et à des denrées alimentaires. Il en va de même pour la vente de produits structurés correspondants. » Avec cette initiative, la spéculation sur les denrées alimentaires est attaquée là où il faut. La place financière suisse et les banques suisses jouent en effet un rôle important dans la spéculation sur les denrées alimentaires et les plus grands entreprises de commerce des matières premières ont leur siège dans notre pays. C’est pour cette raison qu’il est essentiel de mener une lutte contre le commerce de la faim également ici.

Parti suisse du Travail

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PST-POP  |   secretariat@pst.ch  |   Dernière mise à jour: le 6 septembre 2016

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