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 A propos de l’élection de Guy Parmelin en tant que nouveau conseiller fédéral

jeudi 10 décembre 2015

Que pouvons-nous attendre du nouveau conseil fédéral Guy Parmelin ? Rien de bon, comme c’est pratiquement toujours le cas avec les représentants de l’UDC. Comme il l’a dit dans une interview pour la Neue Zürcher Zeitung (NZZ) il tiendra fortement « aux principes du parti ». Parmelin apprécie le fait que l’UDC politise autant à droite que le Front National français sur les thèmes de la politique migratoire et européenne. Le vigneron vaudois ne laisse pas de doutes ouverts à propos de la politique sociale. Ainsi dit-il par rapport à la réforme de la prévoyance vieillesse : « La question la plus importante est : pouvons-nous nous le permettre ? La réponse est non. Toutes les prestations annexes doivent être coupées – même l’augmentation prévue par le Conseil des Etats d’augmenter les nouvelles pension vieillesse de 70 francs.
Nous devons même nous préparer à moyen terme à augmenter l’âge de la retraite. » Manifestement Parmelin ne prend pas son serment au sérieux. Il est réglementé dans l’art. 112 Assurance-viellesse, survivants et invalidité, au paragraphe 2, que l’AVS doit couvrir « les besoins vitaux de manière approprié ».
L’idée et l’utilité de cet article de la Constitution est de garantir une vie décente pour les personnes âgées et non une vie au bord de la pauvreté. Ainsi la question n’est pas si l’AVS peut être financée mais seulement comment le financement peut être assuré. Sur ce point le Parti suisse du Travail (PST/POP) rappelle au nouveau conseiller fédéral que l’imposition d’un seul pourcent aux 15 entreprises faisant le plus grand bénéfice, présenterait une recette d’environ dix milliards de francs pour l’État. Pour comparer cela dans un exemple, l’État a bénéficié de 63.7 milliards de francs en l’an 2013. Sur ce fait le PST/POP maintient son programme électoral de 2015 qui dit que : « La répartition de la richesse disponible est une question essentiellement politique » et renvoie au fait que « l’AVS n’est pas une aumône » mais justement « un droit garanti par la Constitution ».

Le PST/POP revendique ainsi :

- L’intégration du deuxième pilier (caisse des pensions) dans le premier pilier (AVS) et l’introduction de retraites populaires, ainsi qu’un assouplissement de la retraite anticipée dans les métiers physiquement éprouvants.

- L’arrêt immédiat de la précarisation des assurances sociales et la socialisation de la prévoyance sociale dans son ensemble pour la maintenir sous contrôle démocratique.

Parti suisse du Travail
10 décembre 2015

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PST-POP  |   secretariat@pst.ch  |   Dernière mise à jour: le 1er décembre 2016

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