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 RUAG licencie, une escroquerie collective, une attaque aux travailleurs

lundi 5 juillet 2010

RUAG, le bras commercial de l’armée suisse, ferme un établissement et licencie au moins 52 personnes. Entreprise au 100% entre les mains de la Confédération Suisse, elle est connue pour la ventes d’armes légères à des peuples en guerre, ainsi que des mines à fragmentation de manière à ce qu’ils s’entre tuent de manière plus efficace. Elle entretient des très bonnes relations notamment avec le régime d’apartheid d’ Israël. De l’argent qui fait couler le sang pour les dirigeants de notre pays, qui n’arrêtent jamais de donner des leçons de "droits humains".

Il y a quelque mois, RUAG était en première ligne contre l’initiative du GSSA pour interdire l’exportation d’armes. Une initiative juste, que le PST a soutenu avec conviction. Le peuple l’a refusé sous la pression d’arguments "économiques" avancés par la droite. RUAG même, lors de la campagne de votation, avait contré l’initiative en affirmant qu’elle était fortement négative pour la santé économique de l’entreprise, en agitant le risque de recourir à des licenciements.
L’argumentation de RUAG était bien évidemment de mauvaise fois, l’initiative prévoyais des plans de reconversion pour renforcer le secteur industriel civil, et donc renforcer l’économie qui sert aux nécessités du pays. Il faut savoir que des transitions, visant à maintenir les places de travail avec une reconversion civile, avaient déjà été entreprises. C’est donc difficile comprendre pourquoi cela ne marcherais pas maintenant, si on n’admet pas que RUAG est entre les mains du secteur public, mais sous le contrôle politique du grand capital. Elle sert, non pas les intérêts du pays comme devrait faire une entre prise publique, mais les intérêts des managers qui la dirigent, des fonctionnaires du gouvernement bourgeois et du grand capital.

Aujourd’hui RUAG se permet de licencier 52 ouvriers, comme dans les pires entreprises du secteur privé, y cela sans l’interdiction d’exporter des armes, mesure qu’elle avait tant combattue.
Au delà des graves conséquences que ce genre de politiques ont au sein des entreprises publiques, il est également important souligner la mauvaise fois de la bourgeoisie suisse, qui utilise la peur comme seul facteur de propagande. Elle fait peur à la population avec des menaces de l’ordre "économique" et seulement quelque mois après, la bourgeoisie décide de pratiquer exactement ce qu’elle "voulait" éviter avec le refus de l’initiative du GSSA. Nous constatons donc que les agissements des bourgeois ne sont guidés que par un intérêt de classe, de leur classe, et que pour cela il sont toujours près à mentir au peuple. La bourgeoisie suisse, de tradition républicaine et libérale devrait avoir honte que son État, soit le responsable du licenciement des ses citoyens.