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26 octobre 2008
 Congrès du PST 2006, les 7 et 8 octobre à Genève

Proposition politique de la présidence du Parti Suisse du Travail PST/POP

La politique appartient à chacune et à chacun pour vivre autrement et mieux

Préambule

Depuis le congrès de Vaumarcus, les conférences nationales ainsi que les divers textes mis en circulation et débattus ont mis avec cohérence deux points essentiels en évidence. Il s’agit du : renforcement du Parti national et de l’amélioration de la communication à l’intérieur comme à l’extérieur du Parti.

Le peu d’espace que nous occupons dans les médias nous empêche de mieux faire connaître nos objectifs et réduit notre visibilité auprès du public.

Les textes du groupe de travail de Nicolas Pepin et celui de Peter Berger sur l’organisation du parti et sa visibilité, l’analyse de notre politique d’alliance ainsi que les nouveaux statuts adoptés à Locarno sont autant de documents qui expriment la nécessité de ce renforcement national.

Le congrès ordinaire nous donne l’occasion de prendre les décisions nécessaires pour tenir compte de ces intentions et pour améliorer la situation. Ainsi la présidence du PST propose à l’ensemble des membres du parti la réflexion politique suivante.

La politique et nous

Agissant à la fois dans les affaires économiques et dans les organes de l’Etat, les grands partis trouvent auprès des médias des relais importants. Dans la démocratie bourgeoise ce sont les riches qui gagnent les élections.

Dans leur propagande ils prétendent agir dans le sens des intérêts généraux, alors qu’en réalité ils sont surtout soucieux de défendre leurs intérêts et ceux des milieux qu’ils représentent.

Pour notre parti, les moyens « traditionnels » tels que les stands, les affichettes, les tracts et autres communiqués, bien que nécessaires, sont insuffisants pour apporter un message attractif auprès de la population et pour exprimer notre volonté de changement de société. Il n’est pas étonnant que notre visée politique ne soit pas mieux comprise et que nous soyons simplement assimilés aux autres partis politiques. Nous sommes conscients que notre projet de société est plus difficile à expliquer que les objectifs répétés sans relâche par les partis de droite : réduction des impôts et des prestations et lutte contre les abus ! Dans tous les parlements, qu’ils soient communaux, cantonaux ou dans les instances nationales, nos élu-e-s font essentiellement de la résistance. Ils dénoncent les réductions du filet social, s’opposent à la destruction des acquis sociaux et font des propositions de transformations qui n’ont que peu de chance d’être acceptées surtout lorsqu’elles touchent à des principes fondamentaux.

En fait, notre pratique parlementaire agit davantage comme une politique de rapiéçage que comme une politique de transformation.

Elle ne suscite que trop rarement l’intérêt des médias sauf s’il s’agit d’initiatives particulièrement médiatiques comme sait le faire avec habileté Josef Zisyadis. Notre action politique n’apparaît pas comme efficace et elle est donc peu attractive. En résumé, nous engageons des forces considérables vu notre taille et nous restons prisonniers du système que nous combattons.

Par ailleurs, sous les effets de l’idéologie dominante, les femmes et les hommes se replient sur eux-mêmes. Marquée par la stratégie économique et financière, la politique actuelle dresse les gens les uns contre les autres, tout en leur faisant croire qu’il ne tient qu’à eux de devenir riches (tract Fourmi rouge, Renens février 2006).

Mais la richesse ne peut pas être un objectif en soi car il ne peut pas y avoir de riches s’il n’y a pas de pauvres !

Dans cette situation il est compréhensible que la participation des citoyennes et des citoyens aux votations et aux élections reste notoirement insuffisante puisqu’ils ne retrouvent pas au sein des grandes formations qui sont censées défendre leurs intérêts une juste défense de leurs conditions de vie.






  
Parti Suisse du travail  |   Contacts  |   Dernière mise à jour: le 2 avril 2010

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