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  Mise à jour : 14.02.2013


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POP littoral neuchâtelois
Case postale 2806
2001 Neuchâtel
Jeunes POPln

Élections cantonales 2009
 « Nous défendons les plus humbles »

Paroles de candidats.

Philippe Vaucher et Thierry Miserez sont dans la course pour le Grand Conseil. Ils exposent leurs motivations.

Instituteur (enseignant généraliste) à Fleurier, titulaire d’une classe de 9e année (ses élèves entreront pour la plupart en apprentissage en août), Philippe Vaucher se présente sur la liste POP dans le district du Val-de-Travers, qui comprend 3 communes : la Côte-aux-Fées (où habite l’UDC Yvan Perrin, pas candidat aux élections), les Verrières et Val-de-Travers. Dans ce district, huit sièges sont en jeu pour le Grand Conseil.

C’est notamment pour proposer une autre voie aux déçus du système que Philippe Vaucher se présente. « Nous voulons montrer qu’il existe des alternatives, des chemins différents du système capitaliste. Un système qui a conduit à une crise financière et économique majeure. Cette logique de profit immédiat, on la trouve aussi dans le démantèlement des infrastructures hospitalières neuchâteloises. Ce n’est pas la population qui le souhaite, mais les partis de droite qui craignent une augmentation de charges pour les plus nantis », explique l’élu du tout nouveau Conseil général de Val-de-Travers. « Les gens qui viennent sur nos stands ne sont pas fermés à ce que l’on propose. On ne nous considère plus comme des doux rêveurs mais comme des idéalistes-réalistes ! »

Les menaces qui planent sur l’hôpital de Couvet ont occupé les débats des dernières années. Une motion populaire popiste, puis une pétition, suivie d’une seconde motion populaires n’ont pas suffit à faire entendre raison au Grand Conseil. Dans les trois cas, elles n’ont même pas été soutenues par les élus du Val-de-Travers, explique Philippe Vaucher. Depuis, une initiative (qui a abouti et devra donc passer en votation devant le peuple) demandant le maintien de 3 sites de soins aigus dans le canton (Neuchâtel, Chaux-de-Fonds et Val-de-Travers) freine un peu le travail des « démenteleurs » !

Intégrer les étrangers

Autres thèmes de campagne ? L’enseignant veut aussi que le canton soutienne en premier lieu les entreprises qui respectent les conventions collectives et qui s’engagent pour l’emploi. Il défend aussi l’idée qu’elles ristournent les aides fiscales qui leur ont été octroyées en cas de délocalisation ou lorsque la situation se sera améliorée. « Nous sommes là pour défendre les gens les plus humbles, qu’ils soient ouvriers, salariés, petits indépendants ou simplement fragilisés et en situation difficile. Il ne faut oublier personne. » L’élu milite aussi pour une bonne intégration pour tous les étrangers. Depuis 2000, les ressortissants étrangers ont le droit de vote pour les élections cantonales. « Nous avons fait un tract traduit en six langues », précise le candidat, qui côtoie, chaque jour, dans sa classe des élèves de toute origine.

« Je veux montrer la voie aux ouvriers »

Profession : ouvrier. Thierry Miserez habite Môtiers et il est lui candidat au Grand Conseil. « Le parlement n’en compte aucun. Si je me présente, c’est aussi pour montrer la voie aux autres ouvriers » explique celui qui travaille à Cressier. « J’ai toujours été à gauche, mais j’ai été déçu par la politique du Parti socialiste durant la législature. » Parmi les thèmes qu’il met en avant pour cette campagne, il y a celui du maintien de bonnes conditions salariales et d’une « bonne qualité de vie pour tous », tout en rappelant que la crise se fait déjà sentir dans le val. La société Etel, spécialisée dans la production et le développement de biens d’équipement dans les secteurs des semi-conducteurs et des machines-outils va ainsi licencier près d’un tiers de ses 300 collaborateurs.

Thierry Miserez veut aussi dénoncer une « stupidité » : les effets de seuil dans l’assurance-maladie. Pour un simple dépassement, ne serait-ce que d’un franc, les limites de revenus donnant droit à une prestation sociale, un assuré peut perdre ses subsides d’assurance-maladie. « Un travailleur avec des enfants peut dans de nombreux cas hésiter à accepter une hausse de salaire. Il faut changer cela, car c’est injuste ». C’est possible puisque le canton de Genève a décidé depuis le 1er janvier 2009 une sortie graduelle du système des subsides. Une augmentation du salaire de la famille n’entraîne plus forcément une diminution des revenus disponibles. Thierry Miserez défend aussi la déductibilité totale des primes d’assurance-maladie dans l’impôt. Une piste à suivre.

Les candidat(e)s du POP dans le district du Val-de-Travers : Pascale Gazareth, Thierry Miserez, Philippe Vaucher.

Un sentiment d’injustice sociale

Sur la brèche. Thomas Perret, 34 printemps, a des journées à rallonge et encore plus depuis qu’il a décidé de se lancer dans la course au Grand Conseil sur la liste POP et solidaritéS. Partageant son temps entre un travail d’archiviste à St-Imier, la rédaction d’une thèse sur l’innovation industrielle dans l’Arc jurassien, l’éducation de son fils et une activité d’employé viticole dans le domaine familial, il cumule les occupations.

Son engagement dans les rangs popistes ? Il est venu « d’un sentiment d’injustice face à la répartition inégale des richesses et du pouvoir », en ajoutant que « le bien-être d’une société se mesure à l’aune de la place laissée aux plus faibles ». « La société dit qu’il faut se battre et aller de l’avant, mais de plus en plus de gens restent sur le carreau. Et une partie de la gauche, sous prétexte d’être efficace en matière de gestion budgétaire, en oublie les gens qui tombent dans la marge », explique-t-il.

Imaginer la démocratie participative

A côté de ces revendications sociales, Thomas Perret défend aussi une réappropriation du pouvoir par les citoyens. « Les communes sont de plus en plus dépouillées de leurs prérogatives par l’Etat. Le canton impose des directives trop…directrices comme on le constate dans le dossier de la santé publique. »

Face à ce modèle centralisé et hiérarchisé, le candidat popiste préconise d’oser un modèle de démocratie participative. « On pourrait imaginer des assemblées générales populaires par quartiers et gérant des budgets participatifs. Cela permettrait aux habitants de s’impliquer dans la gestion au quotidien et de se réapproprier un peu du pouvoir de décision. C’est crucial pour que tout le monde se sente bien dans la société neuchâteloise d’aujourd’hui », souligne-t-il. Cela fait partie de ses conceptions sur la vie en commun. De même qu’en tant que viticulteur, il se félicite que les citadins comme lui apprécient de plus en plus l’agriculture de proximité et de qualité.

Les candidat(e)s du POP - solidaritéS du district de Boudry : Pietro Coï (solidaritéS), Luc Ducommun (solidaritéS), Anne Gruaz (solidaritéS), Henri Oppliger (POP), Thomas Perret (POP).

NE : 9 Candidats au Locle

Membre du législatif de la ville du Locle durant 12 ans, Valérie Leimbguber a de qui tenir. Son oncle Claude a été conseiller communal (exécutif) durant deux législatures. Enseignante, elle se présente dans la course au Grand conseil pour défendre le service public et l’Etat social. « Durant la dernière législature, le conseil d’Etat a touché à des choses qu’on ne touche pas quand on est de gauche. Ce n’est pas acceptable », note-t-elle en critiquant la politique menée par le socialiste Jean Studer. Et de rappeler la réorganisation hospitalière menée à la hache ou la baisse des subsides d’assurances-maladie.

Le succès des popistes au Locle, où ils ont placé trois élus à l’exécutif va-t-il être profitable pour les élections cantonales du 5 avril ? « Les gens sont contents de la gestion de la Ville. Si les Loclois pensent qu’on peut faire la même chose au canton, ils voteront pour nous », explique Valérie Leimgruber.

Les candidat(e)s POP dans le district du Locle : Denis de la Reussille - Conseiller communal, député, Claude Leimgruber, député, Amandine Bettinelli, Valérie Leimgruber, Cédric Dupraz, Pierre-Yves Eschler, Raphaël Resmini, Denis Rotzer, Steven Boss.

Joël Depommier
Source : Gauchebdo




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